samedi 30 mai 2015

On the road again

Hey,

Finie la luxure ! Après les deux semaines pépères, nous sommes de nouveau sur la route. Et pour nous rappeler comment c'est, nous rattaquons fort. Très fort. Du stop, des camions qui vont à deux à l'heure, de la nuit en parc public dans la charmante bourgade de Juliaca, une traversée de barrages de grèves, encore du stop. Nous voilà au lac Titicaca à 3800 mètres d'altitude. Même pas le temps de se rendre compte que nous sommes côté bolivien que nous fonçons droit dans le pentu sur une presqu'île pour trouver le meilleur spot pour planter la tente. L'idéal serait les eaux du lac avec fond de cordillère Royale. Nous aurons le lac pour la nuit, la cordillère après un peu de marche au matin.


L'idee n'est pas seulement de l'admirer mais d'aller la titiller de plus près. C'est donc reparti pour du stop pour la deuxième Katmandou des Andes de notre chemin : La Paz. C'est grâce à Rodrigo et Humberto que nous y arriverons, deux sympathiques Pacenos venus en repérage pour leur pèlerinage annuel. Il sera même question de mettre à profit nos talents d'ingénieur pour mesurer la hauteur des ponts sur 300km, idée finalement tombé à l'eau.
A la Paz, une fois n'est pas coutume , nous avons un plan. Francois connait le directeur de l'Institut de Recherche pour le Développement, qui l'avait aidé à trouver un stage au Cameroun. Bien qu'ils ne se soient jamais rencontré auparavant, les conversations téléphoniques et échanges de mails donnaient envie à Francois et Jacques Gardon de se rencontrer. Rajoutez à cela la gentillesse et l'hospitalité sans limite de la famille Gardon et vous comprendrez aisément comment vos 2 baroudeurs se sont retrouvés quasi une semaine à La Paz. Une ville jeune et dynamique, à l'image de son sensationnalissime téléphérique urbain. Des marchés aux puces aux étals chics en alpaga, nous trouvons notre bonheur. Mais rapidement, une seule pensée nous accapare : comment monter à 6000...



Bisous bisous,
A&F.

mercredi 27 mai 2015

Volontaires de la première heure

Coucou,

Débarrassés de la massacreuse de budget, et après deux mois de voyage intensif, nous avons envie de nous poser pour quelque temps. Pour ce faire, nous consultons les réseaux de volontariat ; en échange de quelques heures de travail par jour, nous sommes accueillis dans une famille, une ferme ou un hôtel. Les possibilités sont nombreuses, quelques critères nous permettent de faire le tri : nourriture à volonté... Euh en fait c'est le seul critère éliminatoire. Deux offres attirent notre attention : aller vendre des fruits et légumes avec une allemande prof d'espagnole en Bolivie, ou aller observer le ciel péruvien (et faire la réception) dans un hôtel de charme à 3500 mètres d'altitude. Nous optons pour l'astronomie, et nous mettons en route vers le canyon du rio Colca, puisque c'est là que nous allons faire notre première expérience de volontariat.

Paco au couvent

Après une dernière journée dans l'architecture un brin andalouse de Cusco, nous rejoignons Arequipa en stop. La première journée est un échec cuisant : 50km en 10h de tentatives, nuit sur un marché en lointaine banlieue de Cusco. Heureusement, la deuxième journée est la bonne, 10h avec la même famille jusqu'à destination, malgré les 8h de pleurs et gémissements du gamin. A Arequipa, deuxième plus grande ville du Pérou, nous nous offrons la visite culturelle du monasterio de Santa Catalina, couvent haut de gamme aux fortes influences espagnoles, ainsi que quelques piscos sour avec vue sur les sommets enneigés en soirée. Après une dernière nuit dans un parc public, nous sommes frais et dispo pour deux semaines de dur labeur repos intense.



Nous faisons la route jusqu'à l'hôtel avec Emmanuel, gérant français et pionnier du tourisme dans le Colca. A notre arrivée première bonne nouvelle, nous ne sommes pas seuls : il y a là Sara, belge à consonance aussie et kiwi, designer en Finlande avant de partir bourlinguer de volontariat en volontariat, d'expérience en expérience, depuis deux ans déjà. Il y aussi Pascale, québécoise dont le voyage avec sa mère, de la Patagonie à Cusco en 6 mois, touche bientôt à sa fin. Et quand Sara et Pascale partiront pour d'autres aventures, elles seront remplacées au pied levé par Yasmine et James, couple british, elle militante végétalienne et pro-palestinienne, lui musicien londonien.


Nous sympathiserons également avec le staff de l'hôtel, toujours partant pour moins travailler avec nous. Cette complicité fera de François le Chambellan de la fête des 15 ans de la fille de la cuisinière. Et alors qu'il s'attendait à devoir faire le clown pour une fête d'adolescent, le voilà prince charmant pour un simulacre de mariage avec discours de remerciements en espagnol et valse avec la birthday girl. Une bonne soirée à grands coups de chichas (boisson à base de céréales fermentées assez indigeste) et de cervezas, au son de cumbia surenia.


Nous ne manquerons pas non plus de profiter de toutes les activités de l'hôtel et des environs. Pour les environs, nous bénéficions de deux jours de repos pour explorer le canyon. Pour le premier, 2h de VTT et 2h de rando pour une vue imprenable sur celui-là, au pied d'une forteresse. Et pour le second, observation des majestueux condors avec deux jeunes rencontrés en route, le tout entrecoupé d'un match de foot France-Pérou, victoire sans appel des bleus malgré l'hostilité du terrain à plus de 3000m.


Tradicion Colca assez large télescope and François Rerolle's smartphone
A l'hôtel, nous sommes rapidement mis en charge de l'observatoire astronomique. Nous guidons tous les soirs, et en trois langues, les hôtes à travers les anneaux de Saturne, les cratères de la Lune ou l'amas stellaire d'Oméga du Centaure. Des images magnifiques ! D'autres missions nous incombent : abattage d'arbres, moisson d'orge à la serpe. Des taches variées agrémentées des extras proposés par l'hôtel, le jacuzzi et l'élevage de chevaux. Notre initiation à l'équitation se terminera de nuit et au galop, en revenant de bains thermaux bien arrosés, et Francois y laissera un bout de dent.


Oui, il est moins beau


Chaleur et rafraichissements

Bilan : des corps reposés, des ventres pleins, des étoiles pleins les yeux et des supers rencontres. Place à la suite !



La bise,
A&F.

samedi 23 mai 2015

NicoP's apology

Alors oui monsieur Nicolas Poulallion est un bâtard de première qui n'a pas voulu écrire son article sur son passage avec nous. C'est pourtant la règle : on s'occupe de toute l'organisation de votre séjour, on vous envoie du rêve mais vous, vous nous envoyez un retex. Grouze et Mathilde ont très bien montré l'exemple (cf).

NicoP aime les volcans nicaraguayens

Mais vous comprenez monsieur Nicolas Poulallion n'a pas le temps : depuis qu'il nous a lâchés, il vit dans un monde de luxe où il a internet mais juste pour téléphoner à sa didou chérie (que nous embrassons et remercions d'ailleurs de nous l'avoir prêté un long mois) et préparer ses prochaines plongées...

Chouette, encore un trajet en camion

Ceci dit, si nous prenons la plume à sa place ici c'est pour remercier ce cher NicoP. C'est tout simplement un amour et un compagnon de voyage adorable : toujours enthousiaste, marrant et se laissant marcher sur les pieds juste ce qu'il faut pour faire ce qu'A&F veulent (cf Nica avec Nico).

NicoP est un bon ami

Du coup, même si ça nous ferait très plaisir qu'il nous envoie son retex asap, on lui pardonne et on est surtout bien content que comme nous il profite de son voyage à fond!! Régale toi l'ami, à très bientôt!
A&F

jeudi 21 mai 2015

La chica et les globe-trotteurs

Cliquez sur les images pour une meilleure qualité!
La chica, ayant atterri
              D'orly,
Se trouva fort dépourvue
Quand la lluvia fut venue.
Pas une seule petite parka
North Face ou bien même Quechua.
Elle alla crier au froid
Chez 2 routards sans effroi,
Les priant de lui prêter
Quelques pulls pour subsister
Jusqu'au bivouac prochain.
Pour avoir chaud, lui dirent-ils,
Randonnées, somptueux festins,
Feu de bois seront bien utiles.
Les Baroudeurs sont débrouillards ;
Là n'est pas une d'leurs tares.
<<Que faisais-tu avant-hier ?
Dirent-ils à cette vacancière,
Nuit et jour à tout venant
>Je gymnais*, ne vous déplaise.
Vous Gymniez ? Nous en sommes fort aise :
Et bien ! Grimpez maintenant.>>



La morale de cette fable c'est que rien ne sert de fanfaronner qu'on vient en "mode rando", si on n'a pas prévu de tenues pour toutes les conditions météorologiques.
Trêve de fable, que vous-dire de plus sur mon séjour avec nos 2 baroudeurs préférés ?
Après tout, ils vous ont déjà parlé des  « superbes pics enneigés », des 4 jours de pluies, des nuits en bus, du camping urbain, de la promenade le long des rails, du Machu Picchu, des piscos sours…

Welcome à 4750m ! Il fait beau au Pérou.
Tchou tchou le petit train !
Coucou le camping urbain





Je pourrais commencer par rassurer les personnes souhaitant aller au Pérou et visiter le superbe site qu'est le Micchu Pacchu : Les ruines incas ont bien assez de majesté pour tout un chacun qui ne viendrait pas directement du Guatemala (C’est qu’ils en deviendraient presque difficiles nos 2 baroudeurs ;-) ). Il est assez incroyable de se dire que la cité, perchée à plus de 2 000 mètres d'altitude, a été construite au XVe siècle !
Mais, je peux vous l'avouer maintenant. OUI j'ai eu quelques moments de doutes : Allait-on réussir à arriver au Machu Picchu ? 
Déjà, parce que le stop de notre premier jour de voyage a été moins efficace que prévu.

En même temps vous imaginez bien qu'il n'y a pas foule qui passe sur cette route de terre
On comptait avoir commencé la randonnée et finalement on a peiné à ne serait-ce qu’arriver dans le parc. 1 jour de voyage, 1 jour de retard. Je me voyais déjà finir la rando juste à temps pour sauter dans mon avion de retour.
Et puis, je me suis rappelée avec QUI je voyageais alors je me suis dit « CARPE DIEM, fais leur confiance et tu verras bien où cela vous mènera ». L’avenir confirma que j’ai eu tort de douter et raison de leur faire confiance.

Les clichés du Machu Picchu ayant déjà été publiés, je vous propose un des paysages que nous avons pu contempler en attendant qu'une voiture/un camion/une âme passe... Pas déplaisant, n'est-ce pas ?
Ce fut une vraie bouffée d'oxygène (dans tous les sens du terme). Vous avez géré les fougères et je suis ravie d'avoir pu partager un bout de votre aventure ! Merci pour ce voyage un peu sportif, dépaysant et surtout très réussi !
Bon vent pour la suite ! Je ne suivrai pas-du-tout vos péripéties avec envie et jalousie.

Mathilde

* du verbe gymner : faire de la gymnastique aux agrès, licence artistique pour respecter la métrique

mercredi 20 mai 2015

Behind The Scene

"Mes chers parents je pars"
Bien le bonjour,


Pour cet article, petit changement de point de vue… Celui de la petite soeur restée à quai et qui a assisté, en ce lundi 2 mars 2015, à un mauvais remake de la famille Bélier version *avec son*.



Enchantée, Annabelle, 20 ans. Soutien fidèle de mon cher frère, je l’aide sur ce blog, pour tout ce qui est forme, mise en page et publication du contenu multimédia (photos/vidéos). Il m’arrive aussi de corriger les fautes discrètement, mais je ne vais pas faire trop la maligne puisqu’il y’en aura sûrement dans cet article.



Ce petit rôle me permet de prétendre savoir coder en html — apparait désormais sur mon CV, alors qu’en réalité, ma seule capacité est de modifier les dimensions d’une image — et me permet également la falsification de document en toute sérénité.


Preuve de culpabilité


En effet, le 13 mai — pendant ma semaine de révision avant les examens finaux —, je reçois la demande tout à fait illégale d’obtention de 3 cartes du club alpin français. Cette carte permettrait au trois criminels de rentrer plus facilement dans un parc dont on ne m’a renseigné ni le nom ni l’intérêt. Les seules informations qui me sont données sont celles nécessaires au remplissage du document : nom, prénom, date de naissance.






Viens alors le moment épique des photos d’identité.
La première, celle de Mlle Mathilde Husson, me parait adéquate. La suivante, je commence à sentir un problème de crédibilité pour notre ami François Rerolle, la tête de travers, sourire béat.

coucou
c'est nous

















#selfie #djihad


Mais la dernière a fini de m’achever, semant alors le doute chez moi et chez toute la famille. Où est-il vraiment actuellement? N’est-t’il pas en fait parti en Syrie? Etait-il allé manier les armes à la Courtine à des fins terroristes? Et d’autres encore plus perdus : dans quel sens faut-il regarder la photo?








Mes émotions dépassées, je me suis mise à la tâche. 3h plus tard, ayant utilisé tous les subterfuges que nous apprenons sur les logiciels d'Adobe, je lui envoyais via Facebook les 3 fameuses cartes du club alpin français, plagiat nul de la deuxième image issue de la recherche Google « club alpin français carte». Je suis curieuse de savoir à quoi ressemble réellement la licence 2008/2009, et encore plus celle de 2014/2015.



Mention spéciale aux « tampons de médecin » (cf recherche Google) et à leurs signatures (Dupont, Richard), ainsi qu’aux codes barres différents (!) mais illisibles par un scanner.

La morale de l’histoire : ces cartes ne leur ont pas servi pour entrer dans le dit parc.

Ce fût un plaisir et c’est un plaisir d’aider sur ce blog,
La bise aux lecteurs comme aux rédacteurs,
Annabelle.

De l'Amérique centrale à l'Amérique du Sud

Salut les copains,

Les Caraïbes c'est bel et bien fini. A nous les montagnes et les fu****g cols à 5000m. A peine débarqués à Lima, juste le temps d'attendre Mathilde et d'ouvrir le routard pour chambouler tous nos (hmmm) plans. Du coup bus (première entorse à nos principes de baroude cheap) de nuit direction Huaraz, le Katmandou des Andes et son sublime parc de Huascaran au cœur de la cordillère blanche. De ses superbes pics enneigés culminant à 6700m (cf 3ème photo) nous ne verrons goutte préférant de loin nous complaire dans une mer de nuage. C'est donc après 4 jours de pluie et de subaisse que nous sortons rincés de cette magnifique vallée. Nous avons consommé ici notre lot de malchance et on se dit qu'il ne nous en reste plus au moins jusqu'aux sommets boliviens.

Nouveau record !
Ce que l'on a pu voir
Ce que l'on a failli voir
 


Après une demi-nuit en bus, l'autre demi en camping urbain dans le centre de Lima, un ceviche mérité et un bus de 24h nous arrivons à Ollataytambo, aux portes du fameux Machu Picchu. Malheureusement, pour nous elles sont fermées, ou du moins trop chères. C'est donc astucieusement et patiemment que nous poireautons 5 heures sous la pluie pour finalement aller chercher la petite porte dérobée : 5 heures de route by night avec un chauffeur tellement inexpérimenté que nous nous relaierons pour conduire sa voiture et passer un col à 4500m sous la neige. Après une nuit insolite chez l'habitant borracho, nous suivons des rails jusqu'au début de l'ascension et rejoignons les autres touristes aux ruines. Il n'y a rien à dire, le site, niché dans un cirque de sommets embrassant le rio Urubamba est sensationnel. Les ruines incas manquent peut être un peu de majesté, surtout après nous être extasiés devant les temples mayas de Tikal au Guatemala, mais nous passons une très bonne après-midi en compagnie des lamas et du dieu soleil.

Selfichupicchu
So cliché

Pisco en Cusco
Puis c'est déjà le retour vers Cusco, la ville impériale, capitale d'un empire inca puissant mais qui ne règnera pas plus de 150 ans. Mathilde nous quitte déjà, après une bonne traversée du Pérou, non sans nous régaler d'un délicieux restaurant gastronomique et de quelques piscos sour. On en aura bien profité, on aura bien explosé le budget, et nous décidons de passer à 0 euros par jour en allant du côté de Arequipa travailler dans un hôtel. Mais ça c'est une autre histoire !

Des bisous à tous,
A&F

mardi 12 mai 2015

Panama à quatre mains

Holà,

A notre arrivée au Panama, nous sommes arrêtés à la frontière. Une averse dantesque nous contraint en effet à deux heures d'attente, et ne facilite bien évidemment pas le stop. Nous finissons par entrer de plain-pied au Panama grâce à Francisco et son père, qui nous avancerons jusqu'à David, nous offrirons le logis, et nous ferons le récit d'un voyage mystique et plus fou que nos rêves d'aventure.

Panama, pays pluvieux
Nous avons très envie de regoûter aux joies de la glisse, et nous renseignons sur les spots possibles. Les 7 mètres annoncés sur la côte pacifique ne nous effraient guère, mais l'archipel Bocas del Toro permettra à Nico d'assouvir ses envies de plongée. Après une première nuit sous la tente et les mouches de sable, le constat est implacable : les conditions pour le surf sont nazes, des vagues d'un petit mètre tout au plus. Pour se consoler, on opte pour l'hostel, avec option pancake à volonté, auquel nous ferons bien sûr honneur, au détriment des deux danoises levées un chouïa trop tard. Il est temps pour François d'aller récupérer sa belle à Panama City.

Je reste donc avec Nico, la vie est douce, nuits à l'hostel, balade à vélo, camping sur la plage. Moi je peux tester le stop by night et pousser jusqu'aux plages de Las Lajas où bien sûr les vagues ne me conviennent pas. Je m'essaie tout de même à une matinée de surf sur le spot de Black Rock, au coeur de l'archipel, mais les vagues sont irrégulières et difficiles à prendre, je me fatigue à pagayer pour les suivre sans réussir à me lever sur la planche. De mon côté, ce sera finalement a San Carlos que les conditions me laisseront exprimer mon talent, résultat d'une année de patauge dans les eaux de la Bay Area.

Après ces derniers jours plages et tropiques, Nico et Alexandre entament à leur tour la longue route vers Panama City. Une escale à San Carlos également, sans surf mais avec un resto chinois, un détour par le Canal et ses mastodontes d'acier, et ils arrivent en périphérie de la capitale. Au programme : nuit dans un centre commercial, parc au milieu d'une zone urbaine offrant autant que tout le Costa Rica réuni (incluant un show du paresseux le plus dynamique jamais repéré), ceviche face à la skyline, avant de ...

C'est bien à l'heure que François récupére Caroline à l'aéroport et c'est parti pour 5 jours de retrouvailles bien méritées. Ils en profiteront clairement à base d'hôtel de charme, de bonne bouffe et de cocktails en tout genre. Au programme : palourdes fraiches du marché de poissons, exil dans les eaux perdues entre Portobello et Puerto Lindo, kayak dans les mangroves, perroquets, paresseux et langoustines. Bref un très bon moment, parfait pour rebooster votre cher Paco avant de ...

J'ai troqué Jung pour ma chérie


... nous retrouver tous les 4 dans le Casco Viejo, l'ancien quartier colonial de Panama City, pour un mojito en rooftop. Le lendemain direction la Californie et le PhD pour Caro, le Chili et la luxure pour Nico, et le Pérou, la tente et Mathilde pour vos voyageurs préférés.

#mojito #rooftop #skyline

Dernières bises d'Amérique centrale,
A&F.

dimanche 10 mai 2015

Pura vida !

Yo,
Bienvenus au Costa Rica, le pays du tourisme vert, des fincas "organic" et de la pura vida. Le pays est réputé cher, l'entrée des parcs nationaux n'est pas donnée, nous avons donc prévu une petite semaine pour essayer de profiter des écosystèmes si riches.
Cap tout d'abord sur le parc Tortuguero, le lieu où viennent les tortues (en VF), mais pas cette fois-ci. Nous ne tombons certes pas pendant la principale période de nidification, mais nous croyions un peu en nos chances en voyant les nombreux tours guidés proposés aux touristes. Un petit passage de nuit sur la plage plus tard, il faudra nous rendre à l'évidence, les tortues sont en vadrouille. Mais Tortuguero, c'est aussi une forêt et des rivières, aux faux airs d'Amazonie (d'après le Lonely Planet bien sûr, nous on peut difficilement comparer). C'est superbe mais ça manque un peu de faune sauvage pour nous combler tout à fait, malgré le paresseux aperçu de loin, ainsi que les iguanes et les singes.


Une traversée du pays plus tard, entrecoupée par nos deux jours jus de fruits et travaux à la ferme chez Sam et Nela (cf "Les gens"), nous arrivons au Corcovado, cette fois sur la côte pacifique. L'endroit est affublé par National Geographic du titre de "lieu le plus riche biologiquement parlant sur terre". Pour entrer dans le parc proprement dit, il faut s'adjoindre les services d'un guide, pour la modique somme d'une centaine de dollars par jours. Nous nous contenterons donc de parcourir un chemin d'accès, en bord de mer.














C'est encore particulièrement beau, et un peu décevant en ce qui concerne les animaux. Deux toucans et autant de perroquets "trempés dans un pot d'aquarelle", mais pas de traces de tapirs, fourmiliers ou autres ocelots qui sont censés peupler les environs.
Après cette semaine nature et découvertes au pays des Ticos, nous mettons les voiles pour notre dernière destination centraméricaine : le Panama.

Des bisous, toujours des bisous,
A&F.

samedi 9 mai 2015

L'île aux volcans, le plan galère et la traversée du Rio

Coucou c'est nous,

La deuxième partie du Nicaragua est consacrée en bonne partie à la Isla de Ometepe, au beau milieu du Lago de Nicaragua, et surmontée de deux volcans photogéniques. 

Après quelques jours sous la tente, il est temps de s'offrir le luxe d'une finca, ferme aménagée en auberge de jeunesse. Notre choix s'est fixée sur la Finca Magdalena, parce que c'était l'option la plus cheap bien sûr, mais aussi parce qu'elle constituait le point de départ d'un sentier menant au sommet de l'un des deux volcans. Après d'intenses tractations, il est décidé à l'unanimité moins Nico que nous l'escaladerons en fin de journée, passerons la nuit au sommet, profiterons de la vue au matin avant de redescendre. Un franc succès. Au fur et à mesure de la montée, le sommet se charge en nuages et la forêt devient extrêmement humide. Nous arrivons au sommet dans le brouillard, juste avant la nuit et installons la tente au seul endroit convenable, un petite bande de caillou battue par les vents. Avec toute cette humidité, l'allumage du feu dure une grosse heure, mais la joie de le voir prendre n'en est que plus grande. La nuit est une nouvelle épreuve avec le vent qui agite la tente, le sol en pente, et les cailloux qui meurtrissent le dos de Nico, qui voyage à la dure sans matelas. Au matin la situation météorologique n'a pas évolué d'un pouce, c'est définitivement mort pour la vue. Nous mettons fin au plan galère et redescendons à la finca pour faire un peu de REC (remise en condition, pour la patrie les sciences et la gloire).
L'autre volcan, pas celui qui nous a mis la misère



Remis de cette aventure, nous souhaitons nous diriger vers le Rio Sans Juan, fleuve frontière entre le Nicaragua et le Costa Rica. Pour ce faire, nous prenons un bateau de nuit, 9h de trajet sur le lac. L'attente du départ est une réunion de voyageur au long cours, nous rencontrons Owen, DJ mancunien posey avec qui nous partageons une bouteille de rhum et une bonne soirée. Nous arrivons à l'embouchure du Rio Sans Juan le lendemain, où notre plan est de descendre vers la côte caraïbe jusqu'à trouver un poste de frontière et de passer ainsi au Costa Rica. Malheureusement, la zone est encore source de tensions entre les deux pays, et il n'existe pas de poste frontière sur le fleuve. Et le bateau stop pour aller explorer le coin ne fonctionnant pas, nous voilà contraint à payer la lancha jusqu'à El Castillo, charmant village surmonté d'une ancienne forteresse espagnole. Owen est toujours là, partage notre riz quotidien, tandis que Nico nous abandonne pour une nuit en cédant aux sirènes de la nuit en auberge.

Notre auberge avec vue imprenable sur le Rio



Puis demi-tour jusqu'aux rives du Lago de Nicaragua pour prendre un nouveau bateau, qui nous dépose en territoire costaricain, nouvelle terre à explorer.

La bise et la pêche,
A&F.

mercredi 6 mai 2015

Nica avec Nico


Holà todos,

El Transito, le lieu choisi pour le rendez-vous avec Nico, est en fait un simple village de pêcheurs au bout d'une piste défoncée. Le Lonely Planet y indique de bonnes vagues pour les apprentis surfeur que nous sommes, et Nico a trouvé en nous attendant trois Québécois qui lancent leur hostel "surf et yoga". Ils se sont entourés pour ce projet bien cool d'une équipe de volontaires qu'ils accueillent en échange d'un coup de main sur le chantier. Séduits par l'ambiance et l'initiative, nous tentons de nous y joindre, mais sommes malheureusement victimes de son succès, il n'y a pas assez de travail pour tous, et ne pouvons y goûter que le temps d'une nuit et d'une matinée de surf. Les sensations sont au rendez-vous, et nous attendons le prochain spot avec impatience.

Nous filons ensuite vers Granada, une ancienne capitale coloniale, mais faisons halte à la Laguna de Apoyo en chemin sur les conseils d'un couple d'Américains. Ils gèrent un club de Stand Up Paddle et d'excursions en tout genre à travers le pays, et notre voyage au budget serré leur rappelle le leur quelques années plus tôt. Le courant passe bien et ils nous font part de leurs trucs et astuces pour la route.

Après une nuit sur les berges de la lagune et un réveil aux cris des singes hurleurs, nous atteignons Granada, ses églises au style caractéristique et ses belles demeures coloniales dont on devine d'agréables patios. Le marché de la ville regorge de jus de fruits frais et de plats locaux. Nous nous faisons un plaisir de les tester, avec de franches réussites et quelques déceptions. Pour la nuit, nous choisissons d'aller nous poser sur les Isletas, chapelet d'îles sur le Lago de Nicaragua. Nous trouvons notre bonheur sur une petite plage, et nous aurons même droit à un petit tour de kayak entre les îlots au matin. En route vers la Isla de Ometepe, nous profitons une dernière fois de Granada et d'une nuit sur ses hauteurs, avec vue sur la Laguna de Apoyo.














See you et bisous,
A&F.

Les gens

Salut les amis !

Accumulées tout au long de ces premières semaines de voyage, nous voulons ici partager les belles rencontres qui nous ont accompagnés à travers l'Amérique centrale. Certes c'est aussi pour ne pas trop dépenser que nous voyageons en stop et à la limite du confort mais c'est avant tout à la recherche de ces moments et de ces rencontres que nous sommes partis.

Comment aurions-nous pu rencontrer à l'arrière d'un pick-up Charlie, 50 ans, fuyant son Honduras natal pour rejoindre New York si nous nous étions payés un bus ? Comment aurions-nous pu connaitre et être accueillis par la famille de Javier dans leur bled paumé du côté de Tecpan au Guatemala si nous logions a l'hôtel tous les soirs ?

La liste des personnes qui gentiment nous ont pris en stop est longue comme le bras et ils mériteraient tous d'être mentionnés ici. Pour ne pas écrire des pages et des pages, voici un échantillon des plus marquantes.


Milto
Les États-Unis n'étant pas si loin, beaucoup de jeunes d'Amérique centrale, à l'instar de Milto, rêvent d'une vie meilleure là-bas au nord. Ce jeune guatémaltèque de 15 ans a déjà quitté l'école et vend des sodas dans l'espoir de mettre de côté les 6000$ que le passeur mexicain lui demandera pour ses 3 essais vers le rêve américain.

Charlie
 Pourtant, la plupart des hommes que nous rencontrons reviennent amers de leur expérience américaine. Ok, ils ont rapporté de l'argent, mais ils n'ont fait que travailler sans profiter de cette vie dont ils ont tant rêvé. D'autres y prennent goût et ne peuvent plus se réhabituer à la vie chez eux où "se pasa nada".

  C'est le cas justement de Charlie, expulsé après 25 ans aux US chez lui au Honduras. Sa femme et ses enfants sont à New York, la vie est trop lente pour lui au Honduras et de plus sa famille restée au pays en a après son argent. C'est décidé, il repart tenter sa chance à la frontière mexicaine.





Le compromis dont bénéficie la famille de Javier et de son beau frère Carlos, a savoir 7 mois de travail légal au Canada, 5 mois de vie chez eux vers Tecpan au Guatemala présente bien des avantages, malgré le sacrifice que représentent les longs mois de séparation. Premièrement ils mettent pas mal d'argent de côté et élèvent le niveau de vie de leur famille mais ces expériences leur ouvrent aussi les yeux sur les réalités de la vie au nord et leur permettent d'apprécier leur vie au pays en famille. Une belle première nuit chez l'habitant.
 
Javier et sa famille




Nous ne pourrons pas oublier Cecilia de Antigua au Guatemala. Abordée insolemment en espérant squatter le jardin de son hôtel, nous finirons par dormir 2 nuits en chambre, une nuit chez elle et une chez sa soeur. La raison officielle de cette hospitalité : son mari est français. La vraie raison : Cecilia déborde de gentillesse et nous offre son sourire et une visite de sa ville.


Dormir chez les gens c'est bien, squatter leur repas c'est cool mais partager un moment avec eux c'est le top. Un autre Carlos, au Costa Rica, non content de nous offrir un ride et un café, nous invite a dormir et nous aurons avec lui une discussion palpitante sur la religion et le big bang (tout en espagnol s'il vous plait).


Le chalet de Sam et Nela
Enfin, rencontrés a une station service de la banlieue de San Jose, Nela et Sam nous offrirons une belle opportunité de quitter, le temps de 2 nuits, 4 repas, 1 machine et 4 jus de fruits, notre costume de parasite sans gênes. Chez eux nous travaillerons dur pour les aider a déménager leur serre de champignons bios mais surtout pour mériter leur gentillesse sans limite.

Voir le monde n'aurait pas la même saveur sans ces rencontres et nous attendons avec impatience les prochaines !

Adios et à bientôt pour plus de news,
A&F