samedi 25 avril 2015

Le Honduras c'est RAS

Como esta en la casa ?

Après les adieux déchirants à Grouze, qui doit retourner pointer au chômage en France, nous poursuivons notre route. Le passage au Honduras, pays réputé le plus dangereux au monde, est un nouveau petit saut dans l'inconnu. Mais tout fonctionne à merveille, le stop est efficace et les gens toujours aimables.

La raison de notre passage au Honduras tient principalement en 5 lettres et une île, Utila, paradis de la plongée bon marché. François y passe son niveau 2 de plongée au milieu des requins et des épaves. Alexandre effectue aussi une paire de plongées pour admirer les fonds marins. Et la chambre d'hôtel comprise avec les plongées permet à vos deux explorateurs de recharger les batteries avant la suite. La suite, c'est 800 kilomètres en deux jours pour rejoindre Nicolas au Nicaragua. Tout marche comme sur des roulettes et la générosité hondurienne nous comble (poisson grillé avec vue sur lac, hôtel de charme et soirée pizza). Il faudra tout de même se rabattre sur le plan B pour le rendez-vous avec Nico, qui commençait à désespérer de nous voir arriver. Tout contents de nous retrouver, nous sommes prêts à continuer



La suite au prochaine épisode,
Kisses,
A&F.

lundi 20 avril 2015

Lifestyle : simple et rustique

What's up guys,

La vie de baroude, ça n'est pas juste des paysages à couper le souffle, des monuments grandioses et du kif absolu, c'est aussi, voire avant tout un mode de vie propre (enfin on se comprend).

Voici donc un aperçu de notre lifestyle. La journée débute avec les premiers rayons de soleil souvent réveillés par le bruit des bêtes locales. Une petite douche avec l'eau qu'on trouve, souvent rudimentaire et naturelle mais avec l'aide astucieuse de la douche solaire offerte par JY (=un sac en plastique noir).

Douche astucieuse 
Douche naturelle

















On se place ensuite idéalement sur les routes pour lever nos pouces et grimper dans le premier truck qui passe, ou pas... Lorsque le succès est au rendez-vous, on s'installe confortablement mais sans perdre une seconde pour engloutir notre festin fait maison. Au menu de plus ou moins tous les jours : tortillas et/ou riz, le plus souvent avec quelques tomates, avocats et l'inimitable chou. Quand on se lâche, on s'offre même un ananas!



Si le ride est chanceux et nous garde plus longtemps, les gitans en nous font surface et déballent le campement à base de séchage de vêtement et siestes tactiques.



Le soir, où que nous sommes, il s'agit de débusquer notre petit coin pour passer la nuit au calme sous les étoiles, notamment la constellation lampadarium.



On se met bien quand même, hein?
Plein de bisous les amis,
A&F.


mardi 14 avril 2015

Lac, volcans et cascade

Le lac
Holà chicos,

Après une mise en route tardive depuis Antigua, nous n'atteignons pas l'objectif escompté. Ce sera finalement un mal pour un bien, car nous aurons la chance de vivre notre première nuit chez l'habitant du côté de Chenimaruyu avec la très hospitalière famille Arguilera. Le lago de Atitlan, vaste lac cerclé de volcans, est finalement atteint le lendemain matin. Après une après-midi de trempette, nous honorons la mémoire des bleus de 98 en balayant une équipe de jeunes chapines du village de Santa Catarina. Nous avons bien mérité notre Ceviche, notre coucher de soleil sur le lac et une fraîche Gallo, la bière nationale du Guatemala.






Voulant éviter les volcans touristiques, nous poursuivons vers l'ouest. Notre choix s'est porté au hasard sur le volcan Zunil. Après trois bonnes heures de montée dans la végétation luxuriante et le brouillard, nous parvenons à un sommet que nous baptisons Zunil (?). Une nuit bien fraîche perchés à plus de 3000 mètres plus tard, nous découvrons au matin la chaîne de volcans guatémaltèque, ainsi que le vrai Zunil à seulement quelques centaines de mètres.

Des volcans















 Il est temps de songer au retour pour l'ami Lucho Grouzo. Nous filons vers la frontière hondurienne avec une étape sur le Rio Dulce. Une dernière journée de paradis, à buller sous l'eau chaude d'une cascade et à crapahuter entre les arbres de la Finca Paraiso.


Nous laissons Grouze retrouver le chemin de la France, et espérons passer au Honduras.

vendredi 10 avril 2015

Du Petén maya à la Semana Santa


Sur la route, Rabinal et son marché, halte gastronomique et reposante.


Holà amigos,

En deux jours de lever de pouce, on passe des grands espaces de la jungle maya à la capitale coloniale d'un empire s'étendant du Mexique au Costa Rica : Antigua. Nichées entre 3 volcans majestueux, cette charmante ville aux allures d'une Espagne des grandes découvertes nous a acceuillis les bras ouverts. Nous arrivons à temps pour profiter du Vendredi Saint, paroxysme de la Semana Santa et des festivités pascales. Dans un pays où la religion tient encore une place prépondérante, l'événement attire les foules, aussi bien au sein des nombreuses processions que dans les rangs des spectateurs. Jusqu'à leur passage, habitants et commerçants rivalisent de créativité pour mettre au point devant chez eux des alfombras, tapis de fleurs colorés sacrément piétinés par le cortège. Chacun la personnalise selon son métier ou son humeur à renfort de miches de pain, ballons, fruits et autres fausses poules. Après ces quelques jours citadins bien agréables, nous mettons le cap à l'ouest à l'assaut des volcans guatémaltèques.


Volcan Agua, 3760 mètres.













"Ils ont tué le Christ", Évangile selon Saint B2O

Besos,
A&F.


samedi 4 avril 2015

Les bronzés font du stop

Nous accueillons notre premier invité, pour deux semaines entre Yucatan et Guatemala : Lucho Grouzo.



"Étant de passage par hasard à Cancun le jeudi 26 mars aux environs de 12h15 (heure locale), j'ai rencontré deux joyeux drilles mal rasés qui m'ont fait part de leur projet de tour du monde en 80 semaines. Ne sachant pas quoi faire durant les jours suivants, je décidai alors de faire un bout de chemin avec eux.
Je découvris peu à peu les moyens de transport et de logement en vigueur chez ces gens¬là : le stop et le camping que j'oserai ici qualifier de rudimentaire. À première vue ça a l'air très drôle. Après avoir passé 3 heures dans une station d'essence mexicaine en plein soleil, je peux vous dire que sur ma route il y a eu du doute, oui. Cette façon de voyager permet néanmoins de faire de très nombreuses rencontres, qui rythment nos journées. Je vous laisse imaginer la tête que fait un jeune mexicain se baladant dans les hautes herbes près de chez lui lorsque tout à coup un camping sauvage apparaît ; ça vaut le détour (du monde).
Bref, on s'y habitue, on y prend goût et sans s'en rendre compte on a déjà fait 500 km et on se retrouve sur une île des Caraïbes, au large du Bélize. Caye Caulker (car c'est ainsi qu'elle se nomme) nous a accueillis les bras ouverts avec une tempête tropicale des familles. La première nuit sur place fut agitée, car si nous étions très enthousiastes et déterminés à profiter de tout ce que l'on pouvait trouver, les moustiques l'étaient encore plus. Le lendemain, avec 2 litres de sang en moins mais 4 litres d'eau en plus dans nos bagages, nous prîmes la décision de passer la nuit dans une bonne auberge de jeunesse, qui répondait au nom de Bella's. Vinrent ensuite d'inoubliables moments d'ivresse des profondeurs, en compagnie de requins, de raies, de tortues, de barracudas et de Jeff, un sud¬africain qui paye des coups.
Nous quittâmes ensuite le Bélize et nous arrivâmes devant un panneau nous souhaitant la bienvenue au Guatemala : il y a du soleil, des tortillas. La la dirladada. Toujours aussi excités que des abeilles, nous nous retrouvâmes devant de somptueuses ruines Mayas. Le site maya de Tikal, au nord du pays, est rempli de touristes américains qui font des randonnées : on les appelle les marcheurs blancs. Pour fuir ces marcheurs blancs, nous nous hâtâmes vers le sud, vers Antigua. Si je devais décrire ici avec vous aujourd'hui cette région, je dirais que c'est une terre brûlée, avec des chemins de terre; autour des lacs, c'est pour les vivants, un truc à faire, le Guatemalaaaaa...
Voilà où nous en sommes actuellement, en train de savourer une bière bien méritée et une sieste bien fraîche. À la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !



¡Qué le vaya bien!
Lucho Grouzo"

Querriamos ir a Tikal


Holà,

Passage illégal de la frontière
Si le Belize est bien le pays du stop (4min36 d'attente moyenne), le passage de la frontière guatémaltèque a considérablement modifié la donne, moins par manque de gentillesse que par vide démographique. Le Petén est en effet une région oubliée du développement du Guatemala, brillant cependant par ses ruines Maya comme Tikal, ancienne capitale de cette civilisation, et où affluent les touristes. Nous suivons le mouvement jusqu'à l'entrée de la biosphère Maya, où nous profitons d'un vide juridique pour un camping gratuit.


Place centrale, Tikal, cœur du monde maya
















Fuyant les hordes touristiques (notamment locales en cette semaine de vacances), nous nous enfonçons seuls dès 5 heures du matin dans la jungle au bruit enivrant des singes hurleurs. Si la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse, le lever de soleil ne sera pas au rendez-vous. Les temples se dévoilent a nous seulement 4 heures plus tard mais justifient la popularité du site. Il est temps de filer pour notre prochaine étape, Antigua, où nous souhaitons assister aux célébrations du Vendredi Saint.



Comme vous voyez on s'éclate mais on pense fort à vous tous, besos,
A&F

vendredi 3 avril 2015

Cancún, Belize : sea, storm and dive


Holà chicos,

Des nouvelles plus détaillées de notre première semaine entre Cancún et Belize. Après un départ laborieux pour descendre la côte du Yucatan, nous arrivons dans les mers turquoises des Caraïbes, où une tempête tropicale nous attend (youhou). Il en faudra plus pour décourager vos explorateurs intrépides, qui font exploser la bombonne de gaz pour se réchauffer  (mettant ainsi à terre notre repas du soir). Face à ces éléments contraires, nous nous accordons le luxe d'un camping tout confort (kayak gratuit en option). 


Hôtel n°1, 0 pesos
On est bien






Remontés à bloc, nous partons à l'assaut du Blue Hole et de ses requins majestueux. Assaut de courte durée pour Alexandre, abattu par ses oreilles bien avant les 40 mètres de profondeur requis pour admirer les stalactites. Les deux autres plongées de la journée combleront les trois larrons, à base de raies, tortues marines et autres barracudas. C'est donc le moral au beau fixe que nous nous élançons vers le Guatemala.




Kiss and love,
A&F.