samedi 4 avril 2015

Les bronzés font du stop

Nous accueillons notre premier invité, pour deux semaines entre Yucatan et Guatemala : Lucho Grouzo.



"Étant de passage par hasard à Cancun le jeudi 26 mars aux environs de 12h15 (heure locale), j'ai rencontré deux joyeux drilles mal rasés qui m'ont fait part de leur projet de tour du monde en 80 semaines. Ne sachant pas quoi faire durant les jours suivants, je décidai alors de faire un bout de chemin avec eux.
Je découvris peu à peu les moyens de transport et de logement en vigueur chez ces gens¬là : le stop et le camping que j'oserai ici qualifier de rudimentaire. À première vue ça a l'air très drôle. Après avoir passé 3 heures dans une station d'essence mexicaine en plein soleil, je peux vous dire que sur ma route il y a eu du doute, oui. Cette façon de voyager permet néanmoins de faire de très nombreuses rencontres, qui rythment nos journées. Je vous laisse imaginer la tête que fait un jeune mexicain se baladant dans les hautes herbes près de chez lui lorsque tout à coup un camping sauvage apparaît ; ça vaut le détour (du monde).
Bref, on s'y habitue, on y prend goût et sans s'en rendre compte on a déjà fait 500 km et on se retrouve sur une île des Caraïbes, au large du Bélize. Caye Caulker (car c'est ainsi qu'elle se nomme) nous a accueillis les bras ouverts avec une tempête tropicale des familles. La première nuit sur place fut agitée, car si nous étions très enthousiastes et déterminés à profiter de tout ce que l'on pouvait trouver, les moustiques l'étaient encore plus. Le lendemain, avec 2 litres de sang en moins mais 4 litres d'eau en plus dans nos bagages, nous prîmes la décision de passer la nuit dans une bonne auberge de jeunesse, qui répondait au nom de Bella's. Vinrent ensuite d'inoubliables moments d'ivresse des profondeurs, en compagnie de requins, de raies, de tortues, de barracudas et de Jeff, un sud¬africain qui paye des coups.
Nous quittâmes ensuite le Bélize et nous arrivâmes devant un panneau nous souhaitant la bienvenue au Guatemala : il y a du soleil, des tortillas. La la dirladada. Toujours aussi excités que des abeilles, nous nous retrouvâmes devant de somptueuses ruines Mayas. Le site maya de Tikal, au nord du pays, est rempli de touristes américains qui font des randonnées : on les appelle les marcheurs blancs. Pour fuir ces marcheurs blancs, nous nous hâtâmes vers le sud, vers Antigua. Si je devais décrire ici avec vous aujourd'hui cette région, je dirais que c'est une terre brûlée, avec des chemins de terre; autour des lacs, c'est pour les vivants, un truc à faire, le Guatemalaaaaa...
Voilà où nous en sommes actuellement, en train de savourer une bière bien méritée et une sieste bien fraîche. À la semaine prochaine pour de nouvelles aventures !



¡Qué le vaya bien!
Lucho Grouzo"

1 commentaire:

  1. Bon Dieu, quel mythe! Un Grand Maitre de la joie de la verve! Avec ta prose-affront, Rerolle et Jung sont cuits comme jamais.

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