De la frontière chilienne, il nous reste encore une bonne trotte jusqu'à Santiago. Un bateau doit nous permettre d'en effectuer une bonne partie, nous laissant deux jours pour flâner un peu sur la Carretera Austral, la route parcourant la Patagonie chilienne du nord au sud. Nous vivons là nos derniers moments de stop entre lacs, montagnes et forêts, malgré une couverture nuageuse quasi permanente qui ne nous permet pas toujours d'apprécier les paysages à leur juste valeur.
Nous arrivons avec deux heures d'avance sur l'horaire de départ du bateau, le port est désespérément vide, c'est louche. Les horaires du bateau sont en fait purement indicatifs, celui ci ne partira que le lendemain à 10h. Nous attendons. S'ensuivent 34 heures de navigation. Le plafond de nuage est constant, les jeux de cartes et les films de la chaîne de télé TNT se répètent, nous ne sommes pas mécontents d'arriver à Quellon.
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| Eglise de Castro |
Nous voici donc sur l'île de Chiloé, avec deux jours devant nous pour l'explorer avant un long bus directement pour Santiago. Encore de la pluie, mais une terre pleine de charme et au patrimoine très riche. Nous visitons une des églises en bois peint classées au patrimoine mondial, passons le long des palafitos, des maisons sur pilotis colorées et dégustons le saumon local au marché aux poissons. Cette escale terroir achevée, nous reprenons notre rythme de transport, de nouvelles peliculas (films assez mauvais en version espagnole) à la clé.
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Une arrivée à Santiago bien arrosée
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A Santiago, nous abandonnons nos habits d'homme des cavernes patagonien pour enfiler celui du citadin cultivé et fêtard. Cultivé d'abord, avec la visite du musée des Droits de l'homme, qui retrace la période de la dictature chilienne, de 1973 à 1990. Fêtard ensuite, car après ce mois de solitude dans les grands espaces, nous avons soif... de nouvelles rencontres. Jean paie sa tournée pour son dernier soir, quartier Bellavista, cœur de la vie nocturne de Santiago. Nous reviendrons sur les lieux dès le lendemain pour la bière d'après match, un basket avec l'équipe d'une boîte de conseil. Cette soirée se poursuit chez des amis de Louis-Antoine, un cousin de François retrouvé à l'aéroport, producteur de vin, qui nous fera bien sûr goûter le fruit de son travail. Jamais deux sans trois, retour à Bellavista le troisième soir pour une soirée clubbing, avec l'équipe de consultant en basket rencontrée la veille. Enfin, alors que les corps sont épuisés et imbibés, soirée de départ du capitaine de l'équipe de rugby de François à l'X, qui rentre en France après un an et demi à l'Université de Santiago. Autour d'une spécialité chilote, le curanto, c'est un vrai plaisir de le retrouver, ainsi qu'Ignacio, un polytechnicien chilien installé dans une cabane du sud pour sa thèse.
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| Bouffe Chilote a Santiago en bonne compagnie |
Comme vous pouvez le voir, la sécheresse qui touchait Santiago ne nous a pas atteints, et l'animal social qui sommeillait en nous n'est pas mort !
La bise,
A&F
A&F



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