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| Les Teran de Tucuman |
En passant d'une Amérique centrale coincée entre deux océans à une Amérique du Sud où les grands espaces n'en finissent plus, nous nous attendions à du changement. Du changement de paysages, de cultures, d'activités, de méteo,... Un changement qui survint et auquel nous ne nous attendions pas fut notre contact avec les gens.
En Amérique centrale, on ne compte plus les gens qui nous ont aidés et identifions facilement ceux qui se sont démarqués (cf article "Les gens"). En Amérique du Sud, beaucoup de gens nous ont aidé ne serait-ce qu'à travers le stop mais peu de locaux se sont illustrés à la hauteur d'une Nella (Costa Rica) et nous avons eu beaucoup moins de contacts privilégiés. Peut être sommes nous devenus plus exigeants en nous habituant à l'hospitalité ? C'est plus que possible.
En fait ce changement s'est surtout traduit par le profil de ceux qui nous ont marqués. Ce ne sont pas des Péruviens ni des boliviens ou gauchos patagoniens. Ils font moins 'locaux'. Ils sont occidentaux, chiliens ou argentins dont la culture est beaucoup plus proche de la notre et donc moins dépaysante qu'au Guatemala ou au Nicaragua. À quelques exceptions près, notables, évidemment.
| Sonia et Marcello nous ont tirés d'une affaire bien mal engagée |
| Nelson, chasseur de pumas |
Ne nous attardons pas trop sur une pseudo analyse car au final l'hospitalité reste de l'hospitalité et bénéficier de cette aide, de cette générosité, de ces services désintéressés, par pure bonté est ce qui fait la richesse de ce voyage. Exotiques ou familiers, ces rencontres nous auront marqués.
Que ce soit les Gardon à La Paz, les Teran Tucuman ou Sonia et Marcello à Rio Grande, ces gens nous ont mis à l'aise et ont partagé leur vie, leur famille, leur repas. Jacques Gardon que François connaissait seulement par échange de mails s'est transformé en bien plus qu'un pied à terre. Il nous fera découvrir l'univers de sa famille et la vision de la Bolivie qu'ils ont développée à travers 2 longs séjours. Ils nous feront apprécier La Paz et ses alentours et nous descendrons nombre de bouteilles de vins avec eux.
Delita et Rodrigo de Tucumán nous initierons aux empanadas argentines et se démènerons pour recharger nos batteries et nous aider à poursuivre notre route. À Rio Grande, Sonia nous prend en stop sur 15km jusqu'à son entreprise au milieu de nulle part. 9h plus tard, il est minuit, il fait -10°C depuis longtemps et l'imbécile de gardien ne s'est décidé à nous laisser à entrer à l'intérieur que très tard. Heureusement Sonia termine son shift et nous ramène à Rio grande dormir chez elle. Le lendemain Marcello commence sa journée par un détour de 3h pour nous faire dépasser le pire endroit où nous ayons eu à faire du stop.
Plus furtivement mais plus folklorique, nous n'oublierons pas Christian et Sergio, camionneurs de la pampa argentine, gauchos modernes avec qui nous parcourons plus de 1000km chacun et dormirons dans leur camion. Juan, travailleur de la DDE dont le frère cuisine pour le camp, nous emmènera sur des centaines de kilomètres s'assurant qu'on ait de quoi s'empiffrer en arrivant ! Enfin Nelson, ranger du parc de Torres del Paine nous permettra de passer la tempête de neige au chaud et au sec.
Pour finir cette épopée américaine, nous voilà pour une semaine dans une véritable famille Rapa Nui sur l'île de Pâques. Première personne rencontrée sur l'île, Tiare nous a adoptés sans prévenir et nous passons nos journées à aider la famille, à nous remplir la panse et à visiter l'île. On se plaint pas !
On vous fait des bisous,
A&F


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